Pour une surprise, c’en est absolument une bonne ! Jean-Luc Mélenchon prend publiquement la défense du polémiste Éric Zemmour. Un fait qui surprend logiquement quand on s’en tient au parallélisme idéologique des deux personnalités : l’un est de la gauche, l’autre de l’extrême droite. Cependant, un point fort à ne pas perdre de vue les réunit : la culture de la démocratie. Pendant ce temps, le président de Seine-Saint-Denis s’active par le biais d’une pétition pour l’accès au candidat fraichement déclaré à Villepinte, où il devrait être en meeting ce week-end.
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« Ce n’est pas en interdisant un meeting qu’on fait reculer des idées »
Apparemment pour Jean-Luc Mélenchon, « ça ne sert à rien » de prendre des mesures aussi drastiques contre Éric Zemmour, qui s’est vu refuser le parc des expositions, alors qu’il s’apprêtait à organiser son premier meeting depuis qu’il a annoncé officiellement sa candidature. Stéphane Troussel le socialiste n’est pas de cet avis, car il a marqué son opposition farouche, en déclarant que « le parc des expositions va accueillir un candidat multi-condamné pour incitation à la haine raciale ». Il craint probablement que lors du meeting, l’incontrôlable polémiste tienne des propos sulfureux.
Pour se justifier un peu plus, il soutient que la venue d’Éric Zemmour sera peu compatible avec la charte de la diversité en entreprise qui a été signée avec le parc. Jean-Luc Mélenchon s’élève contre la remarque de celui-ci en affirmant : « interdire Éric Zemmour est une mauvaise idée ». D’après le candidat des insoumis, « ce n’est pas en interdisant un meeting qu’on fait reculer des idées ». Tentant de l’amener à faire évoluer son point de vue, il affirme que « le principe de la démocratie est aussi d’écouter ce qui vous déplait ». Dans un État, la diversité des idées doit être respectée ainsi que la différence, c’est ce qu’a essayé de lui enseigner l’insoumis.
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La proposition d’une autre formule
Le candidat des insoumis confiait déjà en novembre : « quand on est un démocrate, il n’y a pas cinquante recettes. Il faut discuter, il faut débattre ». Il demeure fidèle à sa logique. L’exclusion n’a jamais rien réglé. Troussel a lancé une pétition contre Éric Zemmour, qui fait déjà son petit bonhomme de chemin, et serait déjà à « 2000 signatures ». Il a décidément une dent contre le polémiste à qui il reproche pas mal de choses, notamment le racisme dont il a fait preuve lors de ses dernières déclarations.
Il est décidé à empêcher le meeting de Éric Zemmour par tous les moyens, et ne tarde d’ailleurs pas à lui répondre « je n’ai pas de leçon à recevoir de quelqu’un qui est multi-condamné », et qu’il qualifie sans langue de bois de « fossoyeur de la république ». Jean-Luc Mélenchon vole au secours du polémiste, « Si c’est à cause des opinions de monsieur Zemmour, il a tort. Si c’est à cause d’un risque de trouble à l’ordre public, cela fait partie des prérogatives du président d’une assemblée de demander qu’une réunion soit interdite ».